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Émeutier expulsé de son logement social : le gouvernement "assume"
information fournie par Boursorama avec Media Services 25/08/2023 à 12:46

"Quand on est parent, on a une responsabilité", a tranché la secrétaire d'État chargée de la Ville

( AFP / OLIVIER CHASSIGNOLE )

( AFP / OLIVIER CHASSIGNOLE )

Au nom de la "tranquillité publique", le gouvernement assume l'expulsion d'un émeutier condamné et de ses proches du logement social qu'ils occupaient dans le Val-d'Oise, a déclaré vendredi 25 août la secrétaire d'État chargée de la Ville, Sabrina Agresti-Roubache.

A la question de savoir si elle assumait cette volonté d'expulser de leur logement social des émeutiers condamnés, Sabrina Agresti-Roubache a répondu au micro de RMC/BFMTV : "oui, pour la tranquillité publique".

"Tant qu'on n'a pas vécu à côté de familles de délinquants qui vous pourrissent la vie tous les jours (...) oui, ils n'ont pas leur place dans un logement social, je n'ai pas de mal à l'assumer", a-t-elle lancé. "Condamnation égale expulsion d'un logement social, ça ne me gêne pas (...) Quand on est parent, on a une responsabilité. Quand on a des frères et des soeurs dont on doit s'occuper, on a une responsabilité de rester dans le cadre de la loi", a-t-elle poursuivi.

Vives critiques

Un homme condamné à 12 mois de prison pour avoir pris part, fin juin, aux violences urbaines dans le Val-d'Oise, a été expulsé mercredi avec ses proches du logement social qu'ils occupaient.

Cette opération, médiatisée mercredi soir sur le compte X (anciennement Twitter) du préfet du Val-d'Oise, avec plusieurs photos et sous le mot-clé #DroitsEtDevoirs, a suscité de vives critiques.

"La finalité de cette expulsion est liée au fait que cette personne a pillé un magasin (à Deuil-la-Barre, ndlr). Il s'avère par ailleurs, dans ce cas, qu' il y avait déjà un autre motif d'expulsion donc pour gagner du temps on a exécuté un jugement d'expulsion préexistant", avait précisé jeudi à l'AFP le préfet du Val-d'Oise Philippe Court.

Plusieurs nuits de violences, de saccages de bâtiments publics et de pillages à travers la France avaient suivi la mort de Nahel, 17 ans, tué le 27 juin à bout portant par un policier lors d'un contrôle routier à Nanterre (Hauts-de-Seine).

23 commentaires

  • 26 août 07:34

    Vite ! Il faut trouver une solution de relogement ! Avant l hiver de preference


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